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J’ai testé pour toi : le corona virus

Cédric et moi faisons partie de ces gens qui ont eu le malheur d’attraper le Corona virus. On a du mal à se dire qu’on a pu le choper à la seconde semaine de confinement sachant qu’on a été sages comme des images, mais force est de constater qu’on s’est faits avoir comme des bleus.

Pourtant, on s’est autorisés aucune sortie à part pour les courses une fois par semaine. Tout le monde est en mode télétravail et on n’a plus de contacts avec nos copains. On pense qu’on l’a attrapé le week-end juste avant le confinement, c’est-à-dire le vendredi 13 mars.

Cédric était sorti dans un bar avec des copains, moi j’étais à un atelier DIY, donc sans contacts avec les potes et le lendemain, on est allés en Moselle où on a fait la fête dans un Pub Irlandais avec d’autres amis différents de ceux vus la veille.

Sur les copains vus vendredi soir, tout le monde l’a attrapé. Une seule des personnes avec qui nous étions  samedi l’a déclaré et a été testée positive au covid, ce qui signifie que la source a dû être présente à ces deux moments et selon moi, c’est mon copain qui m’a contaminée, puisqu’il a déclaré les symptômes 5 jours avant moi.

Heureusement, on est presque totalement remis de cette mésaventure et je me suis dit que ça pourrait être une bonne occasion de vous faire un article détaillant la façon dont nous l’avons vécu, comment on a géré cela, les traitements qu’on nous a donnés et le type de symptômes que nous avons eus. Alors je tiens quand même à préciser que notre histoire n’est pas forcément représentative de ce que tout à chacun pourrait avoir comme symptômes, comme traitement ou tout autre chose, mais je partage simplement avec vous ma propre expérience du virus.

Nos symptômes à J+2

  • Les symptômes de Cédric (apparus le 24 mars) : grosse fatigue, mal à la gorge, rhume, toux sèche, courbatures (sans fièvre), nez qui coule, rien de bien inquiétant. Mercredi, le deuxième jour où le virus a sorti le bout de son nez, soit le 25 mars, Cédric a perdu l’odorat et le goût.
  • Mes symptômes (apparus le 28 mars) : grosse fatigue, barre au niveau du front comme une sinusite, nez qui brûle à fond, migraine atroce, douleurs oculaires, diarrhée, nausées, gorge rouge et douloureuse. De mon côté, j’ai toujours tous mes sens, mais j’ai plus de douleurs que Cédric et plus de symptômes. Pour m’aider, Cédric me met du baume du tigre sur le front et le nez. Je n’ai tellement plus d’odorat que même le baume rouge me laisse insensible, je sens rien du tout c’est très perturbant, mais au moins, le baume m’aide à dégager mes voies respiratoires (entre temps j’ai demandé à mon médecin ce qu’il pensait du baume et il me l’a validé, bonne astuce au cas où tu as des soucis similaires)

L’évolution des symptômes

À partir du 29 mars, donc à J+5 après les premiers signes, Cédric a commencé à avoir un essoufflement. Il ne peut pas marcher et être au téléphone en même temps par exemple car ça le fatigue trop et il n’arrive pas à remplir pleinement ses poumons. Il sent une pression pulmonaire et a des douleurs thoraciques. Le soir même, on fait tous les deux le test du covid en ligne du site du Gouvernement qui permet de tester, au travers de 23 questions les symptômes pour t’orienter ensuite vers le SAMU ou le médecin en fonction de ce qu’il aura été indiqué dans le QCM. Pour Cédric, le résultat tombe deux fois sur « appelez le 15 en urgence« , ce qui, vous me l’accorderez, n’est pas rassurant pour un sou.

Quant à moi, mes résultats sont meilleurs, on me dit juste de prendre un RDV à distance chez le doc, pas de quoi flipper.

C’est à ce moment qu’il a décidé de contacter son médecin à distance (le 30 mars exactement), pour savoir quoi faire et surtout, qu’on puisse nous rassurer quant aux symptômes. Je décide de faire la même chose de mon côté, car je ne me sens vraiment pas en forme, les sensations de gros rhume s’accentuent et j’ai du mal à garder les yeux ouverts longtemps à regarder un écran.

Lors de ma téléconsultation, on ne me dit pas directement que j’ai le corona virus, le doc de Cédric non plus d’ailleurs. Mais on nous dit que nos symptômes ressemblent bien à ceux du virus. On ne peut pas nous faire de test, mais à priori on a bien attrapé cette saloperie. Lors de mon premier RDV  le doc me prescrit juste beaucoup de repos et des dolipranes en m’envoyant via Doctolib, mon ordonnance à transférer par mail à la pharmacie de mon quartier.

À ce moment-là je suis pas encore en arrêt maladie,  le médecin me dit d’attendre avant de me mettre en arrêt pour m’arranger et ne pas me faire perdre un jour de carence. Je décide donc de me remettre au boulot, bien que j’ai du mal à me concentrer vraiment.

Nos traitements respectifs

  • Lui : alors là, il a eu des médocs  totalement différents des miens, mais il n’en n’a pris aucun car il trouvait que son doc faisait peut être un peu de zèle avec le contexte : on lui a prescrit de l’Azithromycine (antibiotique utilisé dans le cas d’affections respiratoires) et du Tamiflu (médoc utilisé pour la grippe, à priori inefficace mais je ne suis pas médecin pour le confirmer ^^).
  • Mon traitement : doliprane, beaucoup de sommeil, couper les infos pour pas baliser

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Les symptômes continuent de changer et le virus de migrer

De mon côté, 31 mars, à J+4 de mes symptômes, ma tête est toujours dans un étau et je n’ai officiellement plus de goût et d’odorat. Mon état évolue et avec cela, je commence aussi à avoir des soucis pulmonaires, mais qui arrivent 3 jours après ceux de Cédric. J’essaie de ne pas m’inquiéter, mais je trouve ça très perturbant et avec les infos qui n’arrêtent pas d’énumérer les décès de gamins de 12-16 ans et de trentenaires pourtant en bonne santé, ça ne m’aide pas à relativiser. Le  1er avril, je décide de re-contacter mon doc car j’ai mal aux poumons, j’ai l’impression de les sentir se dessiner dans mon dos. Ça me fait mal quand je ris, quand je respire, je ne peux pas remplir pleinement mes poumons et donc, à respirer normalement. Je fais pas mal de crises d’angoisse et Cédric commence à avoir du mal à me calmer. Je me dis que je vais crever, que le SAMU ne pourra jamais me prendre en charge car il est débordé, je me vois déjà mourir de cette « simple grippe » qui ne l’est pas tant. Le doc me met en arrêt maladie et me dit que je peux rien faire d’autre que dormir et me mettre au repos. Bien évidemment, tu me connais bien, je suis incapable de rester tranquille, je décide de continuer à bosser, de faire du ménage, des photos…très mauvaise idée, je commence à avoir des vertiges et je fais des malaises. Dès que je m’active, j’ai des nausées, des picotements dans la poitrine, je suis essoufflée. Il va falloir que je me décide à être plus à l’écoute de mon corps je crois si je veux combattre cette connerie.

Les problèmes respiratoires de Cédric ce sont un peu calmés depuis le 29 mars et ne s’arrêteront vraiment que le 03 avril, soit 5 jours après les premiers essoufflements. Pour ma part, on est au 02 avril, je me suis encore forcée à bosser en participant à une conf-call à 9h. Je dois quitter précipitamment mon RDV car je n’arrive pas à respirer et je sens que ma vue se brouille. Mes vertiges reviennent, je sens une oppression dans la poitrine. J’appelle Cédric qui dort encore, il monte vite me voir et me dit d’appeler le médecin (pour la troisième fois au total...). Comme d’hab, le doc me dit de me reposer, m’engueule parce que je suis incapable de rester au repos. Il me redit de rester allongée sans bouger, de compter mes respirations. J’en suis à 17 respirations par minute, donc tout à fait dans la moyenne pour un adulte et pourtant, j’ai mal et mon souffle est court, je ne sais pas trop comment gérer ça et décide pour une fois de me plier à l’avis du médecin en me couchant pour de bon. Le soir même, ça va un peu mieux, bien que j’ai du mal à m’endormir car la peur de ne pas me réveiller le lendemain me trotte dans la tête.

Le 03 avril au matin, je me lève tôt et suis soulagée d’avoir réussi à passer la nuit 😅  Je sens toujours un poids dans ma poitrine et j’ai toujours mal aux poumons alors je décide de la jouer calme aujourd’hui encore et je ne fais pas grand chose de ma journée. Le 04, la douleur passe un petit peu, le souffle est toujours un petit peu court, mais je n’ai plus les autres symptômes (il seront partis au bout du 5 ème jour ceux-là, lorsque mes soucis pulmonaires sont arrivés). Le goût et l’odorat manquent toujours à l’appel, mais au moins je sens que je suis sur la bonne voie pour guérir et je sens surtout que j’ai passé le plus dur !

Aujourd’hui, le 07 avril, soit 10 jours exactement après avoir contracté les premiers symptômes, je suis à 90% remise je dirais. Je n’ai toujours pas de goût ni d’odorat (ça peut mettre jusqu’à 12 mois pour revenir, le méga bad quoi), mais je n’ai plus de soucis aux poumons, plus de douleurs, finies les courbatures et le nez qui brûle, adieu la migraine et les douleurs oculaires. Je respire bien et n’ai pas de fatigue à noter…j’ai pas le même souci que beaucoup qui l’ont eu, c’est-à-dire avoir du mal à récupérer pendant plus de 15 jours après guérison.

Ce qui est étrange, c’est qu’à aucun moment je n’ai eu de toux, de fièvre, cette fatigue qui te cloue au pieu pendant des jours et des jours. J’ai eu tous les symptômes de la fièvre, mais sans température ! Les courbatures et auteurs douleurs liées à la fièvre étaient bien là, mais à chaque prise de température, le thermomètre n’indiquait que 37° maximum.

À ce jour, je suis en forme très franchement et à part la première semaine très difficile, il faut l’admettre, j’ai conscience qu’on a eu beaucoup de chance de s’en sortir. On a vraiment été malades pendant 7 jours, les suivants étaient des résidus du virus, ou un truc dans le genre. Je voulais vous rassurer aussi vous quant à ce virus. Il est très flippant, mais ça ne sert à rien d’être paranoïaque et de faire des crises comme j’ai pu le faire ^^

Il faut vraiment éviter les infos quand on est malade, ça évite d’ajouter un facteur stress plus important aux autres symptômes qui génèrent de l’anxiété pour un régiment. Les douleurs respiratoires sont presque normales, mon conseil serai de contacter votre médecin en téléconsultation, de le tenir au courant toutes les 24h de l’évolution des symptômes pour que lui puisse décider d’une intervention ou non. C’est ce que j’ai fait et bien que des amis m’aient dit qu’ils ne trouvaient pas ça normal que je ne sois pas orientée vers le SAMU, j’ai écoute mon médecin et je n’ai rien fait. Heureusement d’ailleurs car j’aurais occupé une ligne du SAMU pour rien, prenant la place à une personne qui en aurait potentiellement eu bien plus besoin que moi.

Alors pour vos inquiétudes pas de stress, pas d’internet, pas de forums, pas d’infos, mais un contact avec votre médecin et avec vos amis ou votre famille pour vous rassurer chaque jour. N’hésitez pas à contacter des gens que vous connaissez qui l’ont eu pour qu’ils vous parlent de leur maladie, ça permet de se situer un peu sur une échelle de guérison, donc su rune échelle positive, Ok les gars ?

Allez mes joli.es, je vous aime fort, prenez soin de vous tous et RESTEZ CHEZ VOUS !

 

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Cha’

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