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Alternance & contrat pro: entre bore-out et burn-out.

Photo par BabouchKatelier

 

Le « burn out »

Aujourd’hui c’est un post personnel que je vous propose, un post auquel je tiens particulièrement puisque il s’agit de ma vie certes, mais de la vie de beaucoup d’autres personnes également. Il y’a 2 mois et demie, j’ai terminé mes études: un master en marketing et communication digitale. J’ai fait mes 5 années d’études en alternance, sous l’impulsion de mon amoureux qui m’encourageait à aller toujours plus loin dans mes études, pour être certaine d’avoir un bagage lorsque je chercherais du boulot; j’ai donc suivit son conseil et ait poursuivit mes études.

Sauf que pendant toute mon alternance, dans les trois entreprises où j’ai pu travailler, j’ai vécu un véritable enfer: j’ai effectué mon BTS de commerce sur une plateforme téléphonique où j’enchainais les appels à la chaîne en me faisant traiter de tous les noms par les personnes qui m’appelaient: j’étais en charge du passage au tout numérique de la France donc vous imaginez bien que les gens n’étaient pas très contents et cherchaient quelqu’un sur laquelle déverser toute leur colère et leur désarroi.

Ces deux années ont été pour moi une véritable souffrance: entre insultes du type « mais c’est qu’elle m’écoute même pas cette petite sal*** » ou encore « vous devriez avoir honte de travailler là où vous êtes », mes responsables de plateau n’ont pas non plus facilité mon boulot ni celui des autres puisqu’ils passaient leur temps à espionner le moindre de nos faits et gestes.

En somme, pour être certains que nous n’utilisions pas internet à des fins personnelles, une de mes responsables s’est cachée derrière nous, à quatre pattes et surgissait dès qu’elle voyait une page internet ouverte sur nos écrans. S’en suivait évidemment une convocation chez le big boss avec évidemment un avertissement à la clé. Cool. Les responsables circulaient avec des panneaux géants dans les allées pour nous sommer de rester moins longtemps en ligne, les pauses pipi, je ne vous en parle même pas, elles étaient chronométrées et on nous attendait à la sortie des chiottes pour vérifier que nous n’étions pas sur nos téléphones personnels. Joie.

Pour venir embellir le tableau, on m’a passée plusieurs mois plus tard sur le numéro 3939 Allô service public. La pire expérience de ma vie. Les appels ne cessaient pas, c’était dur, c’était épuisant. Des gens malades, des usagers ayant des problèmes très graves, qui étaient dans une détresse sans nom m’appelaient pour avoir des infos pour s’en sortir…évidemment, ce genre de cas étaient hors protocole et je n’avais pas le droit de répondre en-dehors de mon script 3939 sous peine d’avoir un avertissement, encore. Les appels étaient écoutés, nous étions notés, sans le savoir et puis tout d’un coup convoqués pour nous faire remonter les bretelles d’avoir osé dire bonjour madame alors que seule « Bonjour » était accepté par  la boîte.

Un jour, une vieille dame m’a appelée, se sentant seule. elle voulais simplement parler à quelqu’un et demander l’heure. Malgré les interdictions, je n’ai pas pu m’empêcher de discuter avec de tout et de rien, je n’ai pas pu m’empêcher de lui donner l’heure. Evidemment, c’est à ce moment-là que je me suis faite convoquer: j’avais dépassé les bornes et j’ai eu le droit à mon dernier avertissement…Parce que j’avais aidé une personne âgée 5 minutes, parce que je lui avais accordé un peu de mon temps.

J’étais débordée d’appels, j’en pouvais plus moralement, et je sentais que je n’allais pas tarder à craquer. Mon médecin me connaissait de mieux en mieux, une fois par mois je prenais RDV pour que l’on me mette en arrêt maladie…burn out de stress, burn out de trop d’appels, burn out de la société, burn ou de moi-même.A ce moment-la, j’avais 19 ans, j’étais pleine d’espoir et de vie, mais ces deux ans ont fait s’éteindre quelque chose en moi. L’espoir que j’avais et la vision que j’avais du travail se sont dissipés plus rapidement qu’une procédure « Tous au Numérique ».

Deux après, mon contrat s’est terminé, j’ai eu mon BTS et j’ai cherché une nouvelle entreprise où effectuer une licence.

12316561_474588096081929_5829156020892900803_nPhoto par Pauline Furstenberger

Le « Bore-out »

La licence

3 mois après mon BTS, je trouvais une nouvelle entreprise où effectuer ma licence marketing. J’étais heureuse car la société dans laquelle j’entrais était une start-up pleine d’avenir, une entreprise qu’un couple aimant tenait, avec plein de boulot intéressant en perspective. Malheureusement, je n’ai pu être prise en contrat pro, mais j’ai tout de même dégotté un stage: mes patrons me payaient l’école qui était très chère, j’étais rémunérée 196 euros pour travailler environ 40 heures par semaine.

Pôle emploi a accepté (après 16 RDV et refus) de me payer encore mes droits pendant cette formation. Malgré le mince salaire, j’y allais avec le coeur léger, j’avais hâte de me lever le matin les premiers jours pour y aller.

Encore une fois, la déception était à la hauteur de celle de ma dernière expérience professionnelle. Mes patrons me laissaient seule dans le local toute la journée. Je n’avais rien à faire à part regarder des zones résidentielles dans Google map et ensuite chercher les adresses dans les pages jaunes pour faire de la prospection téléphonique, chose que je détestais, mais je le faisais quand même. Après plusieurs semaines passées comme cela, j’ai dis à mes patrons que cette technique ne marchait pas, qu’il fallait un ciblage plus approfondit et une nouvelle méthode de prospection. Evidemment, mes patrons ont tout refusé en bloc. Le temps passait et plus il avançait, moins j’avais de travail. Le couple d’entrepreneurs me laissait seule, ma patronne ayant accouché, je pensais avoir plus de tâches à effectuer mais pas du tout, je n’étais là que pour faire de la permanence dans le show room.

J’essayais d m’occuper tant bien que mal, mais les journées étaient longues, je me sentais inutile et idiote car tout ce que je proposais à mes patrons était rejeté en bloc, comme si mon avis n’avait pas d’importance, après tout, je n’étais que la stagiaire qui faisait du café quand un client venait: je n’avais pas le droit d’assister aux RDV clients. Un jour, mon patron a vidé un poêle a pellets (granulés de bois) devant le show room, avant de partir. Quelques minutes après son départ, les portes automatiques s’ouvraient et se fermaient sans discontinuer et une odeur bizarre entrait à chaque fois. Je suis allée voir devant la société et là, ce que j’ai vu m’a horrifiée, il y’avait un début d’incendie devant la start up, devant l’endroit où je bossais , là ou il n’y’avait personne et où j’étais seule. Mon patron ne répondant pas au téléphone, je suis allée chercher des bouteilles d’eau et ait réussit à éteindre le feu. Mon patron avait déversé les granulés incandescents sur du carton, normal.

Suite à cela, j’en ai eu assez d’être prise pour une imbécile et j’ai décidé un jour de partir plus tôt de l’entreprise alors que j’étais comme d’habitude, de permanence; Je suis partie plus tôt de 30 minutes environ et tandis que j’étais dans le bus retour, mon téléphone sonna: c’était mon patron qui voulait savoir où j’étais: je me suis pris l’engueulade de ma vie. J’ai évidemment dû retourner au boulot le lendemain, j’y allais pour avoir une belle surprise: je me suis fait virer sur le champ. Je n’avais pas passé ma licence encore donc cela remettait tout en question: comment allais-je payer l’école? Comment allais-je passer mes examens sans entreprise? C’était la panique à bord.

Je suis allée voir mon école pour leur faire part de mon désarroi, la seule réponse que j’ai eu a été « vos patrons n’ont pas payé 3 mois, vous nous les devez du coup ». C’était à moi de payer l’ardoise que mes anciens patrons qui venaient de me virer….je n’en croyais pas mes oreilles..après plusieurs jours de bataille contre mon école, j’ai réussit à m’en sortir et à ne pas payer les frais restants. J’ai même pu passer ma licence que j’ai eue avec brillo. OUF

Le master

De déceptions en déceptions, il était entièrement logique que cela ne s’arrête pas là. Pour faire mon master en marketing, j’ai cherché une plus grande structure, en rapport avec mon domaine d’activité cette fois. Je suis alors entrée dans une entreprise éditrice de logiciels de gestion des temps de travail dans laquelle je devais rester deux ans, les deux années du master. J’étais heureuse d’avoir trouvé rapidement quelque chose et surtout, heureuse d’être tombée sur une entreprise qui avait beaucoup de potentiel et qui me promettais monts et merveilles d’un point de vue professionnel! Le rêve a duré environ 3 mois. Pendant 3 mois, j’enchainais les réunions, je bossais beaucoup et j’adorais ça, jusqu’au jour où…j’ai été mise au placard…je n’ai jamais vraiment su pourquoi, mais du jour au lendemain on ne me donnait plus rien à faire, on me laissait dans la confidence pour tout, je ne participais plus aux réunions et qui plus est…j’avais peur d’en parler à quelqu’un. J’avais peur car je pensais que l’on me dirait que c’est de ma faute, parce que je bosse mal, parce que je ne sers à rien ou des remarques comme « mais de quoi tu te plains? avec le taux de chômage en France tu devrais plutôt la fermer et trouver du boulot ailleurs si t’es si mal!!!! ».

Cette situation a duré un an et demie et j’ai profité de ce temps pour monter ce blog qui aujourd’hui est la seule raison pour moi de me lever le matin…pendant un an et demie, j’ai amélioré et alimenté mon blog, enfermée dans un bureau au bout de la boîte, à bondir dès que j’entendais des bruits de pas derrière ma porte..Car oui, les employés de l’entreprise m’espionnaient pour savoir ce que je faisais, si j’écoutais de la musique…j’ai déjà surpris une assistante derrière ma porte, baissée alors que je n’étais même pas dans mon bureau…

Les bruits de couloir étaient présents, j’entendais des choses, mais je ne sautais jamais vraiment de quoi on me qualifiait..je sais juste qu’on disait de moi que j’étais inutile et un vrai poids pour l’entreprise. Pendant deux ans, je me suis sentie nulle, une vraie merde, je me disais « mais Charlotte, ferme-la, tu devrais être contente, tu peux faire ton blog, tu as des choses à faire mais personnelles, profites-en » ou encore « mais cherche autre chose Charlotte te ne te plains pas!! ». Mais j’avais peur de chercher autre chose, peur que ce soit pire vu ce que j’ai vécu ces dernières années. J’avais peur de tout et aujourd’hui encore j’ai peur de mes capacités que je trouve inexistantes.

J’ai développé aujourd’hui une véritable phobie du Monde professionnel, je cherche du boulot, mais je suis persuadée de n’être rien et de n’être capable de rien. J’ai l’impression que tout ce que j’ai appris s’est envolé avec mon innocence quant à la connaissance du milieu professionnel.

Malheureusement, je suis loin d’être la seule dans ce cas…le bore-out est un phénomène qui existe dans toutes les entreprises: beaucoup embauchent des gens sans même avoir réfléchir à une éventuelle fiche de poste, d’autres embauchent en CDI alors qu’il n’y’a pas du tout assez de boulot pour occuper quelqu’un. Personnellement, j’ai vécu un enfer pendant 5 ans et aujourd’hui je commence petit à petit à m’en remettre grâce au blog qui me permet de développer d’autres aspects de mes capacités. Aujourd’hui, je commence à me sentir moins nulle, moins bête, je commence à créer des projets professionnels mais en freelance.

Cet article me donne envie d’en rédiger un autre pour vous parler de ma dernière lubie, comment j’ai rebondit après mes études, comment je m’en suis sortie et quels sont mes projets..je pense vous raconter ça prochainement, histoire que vous en sachiez un petit peu plus sur ma vie, sur mes envies, sur mon évolution professionnelle….Merci de m’avoir lue les Vilaines filles, je vous embrasse bien fort!

 

Cha’

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Commentaires

17 commentaires

  1. Charlotte, tes pseudos employeurs ne savent pas quelle pépite tu aurais pu être .!!! Tu l’es pour toi-même : free-lance. Crois en toi, ne te laisse pas rabaisser … Il est fort dommage que tu aies connu ces mauvaises expériences pro si jeune ; lorsque tu es motivée, enthousiaste, punchy cela ne peut dans certains cas ne pas coller à une culture d’entreprise, aussi désuète et pourrie soit-elle.
    Ce qui ne te tue pas te rend plus fort !

    1. Merci mille fois pour ton commentaire Tania! Tu n’imagines pas comme ça me touche car encore aujourd’hui, même en tant que freelance, je galère à mort du fait d’un fort manque de confiance en moi…Je ne sais pas par où commencer dans mes activités pros, je manque de méthodologie et de cofniance, choses que l’on ne m’a jamais appris lors de ces dernières années de boulot et d’études…j’essaie d’avancer, mais c’est jamais évident après des expériences comme celles-ci :/ En tous cas ton message me fait très plaisir et me donne encore envie d’avancer <3

  2. Coucou!
    Franchement chapeau d’avoir réussi à supporter tout ça. Je ne suis rien et on ne se connaît pas mais j’ai envie de te dire une chose: tu es très très loin d’être une incapable! C’est un peu surprenant de lire ça, parce que je t’imagine un peu comme une superwoman sur tous les fronts à la fois.
    Je te souhaite de réussir à faire émerger toutes les idées que tu as.
    Tu sais il faut se dire que dans la vie il y a autant de mal que de bien, tu as bien galéré, maintenant le meilleur est à venir!

    (ps: moi aussi j’ai vécu l’enfer en alternance, on m’a même dit en face que j’étais une erreur de recrutement)

    Bénédicte

  3. Ohlala mais la galère, ma pauvre, je te trouve tellement courageuse d’être allée au bout de tes études malgré ces expériences professionnelles catastrophiques! Je te souhaite en tout cas un avenir bien plus radieux parce qu’à travers ce blog, moi, tes capacités, je les vois clairement!
    Des bisous ♥

  4. Je comprend ton désarroi. Je suis intérimaire en compta depuis plus de 10 ans et j’ai vu de tout, de la boîte qui t’embauche pour un départ en vacance et là tu t’aperçois que ton seul travaille c’est de garder la clef de l’armoire à fourniture administratif……. j’ai plus souvent travailler dans des boîtes où je m’ennuyé que l’inverse (c’est grave quand meme) et comme toi j’ai fini par perdre confiance en moi et en mes capacités. Heureusement grâce à quelques postes (2 ou 3 sur une quinzaine de boite) j’ai vu de quoi j’étais capable et ça te reboost d’une façon … c’est bete mais tu te sent wonderwoman en fait. Du coup quand je retombe sur une mauvaise boîte je me remémore c’est expérience là pour me dire « c’est pas moi qui suis nul c’est eux qui ne savent pas ce qu’ils perdent en utilisant pas mes compétences ». Courage à toi et ne perd pas confiance en tes compétences.

  5. Ton article me peine mais me fait du bien en même temps .. Je me sens moins seule. Dans mon entreprise, j’ai de gros différends avec ma hiérarchie, je suis sur une « création de poste » dans le digitale (même voie que toi) mais je n’ai finalement rien à faire, la plupart du temps. Et d’un coup, j’ai du travail de dernière minute car personne ne me dit rien, c’est de mauvaise foi (« je vous l’avais dit » or je n’ai jamais reçu aucun mail) et surtout, sur des choses qui ne sont pas de mon ressort (de la mécanique par exemple ?). Je me retrouve alors à devoir travailler d’arrache pied, heures sup, week-end, à subir alors que le reste du temps .. j’ai trop de temps. Et forcément comme c’est « à la dernière minute », et pas dans mon champ de compétence, je me fais sermonner car je suis « bonne à rien » « nulle », « inutile ». Je perds toute confiance en moi. J’ai peur de retrouver un autre travail et surtout, le pire, c’est que dès que je vois le descriptif des missions d’un potentiel poste, mon coeur s’emballe face au travail qui a l’air génial, MAIS ma tête me martèle que je ne serais pas à la hauteur, que je n’en suis pas capable. J’ai du mal à remonter la pente et à croire en moi, à croire en la société, au soutien et à la vie professionnelle … Je t’admire d’avoir subi tout cela pendant 5 ans, ça fait presque 2 ans pour moi et je commence à couler.

  6. Je te comprends, j’ai vécu la même chose dans mon dernier apprentissage… le bore out… Vraiment pas une expérience intéressante ni épanouissante, et je ne suis pas pressée de retrouver du travail maintenant, j’ai besoin d’un peu de temps pour moi et pour me recentrer sur mon projet pro et mes compétences parce que bon quand tu ne fais rien d’utile pendant 2 ans ou rien qui soit à la hauteur de ton diplôme, ça n’affecte pas positivement ton esprit…
    Courage à toi pour la suite, et je suis ravie pour toi que tu commences à t’épanouir dans le freelance <3

  7. Un petit témoignage en passant…je viens tout juste de découvrir ton blog, et je tenais à commenter cet article qui date un peu…
    J’ai beaucoup été dévalorisée dans mon premier métier (la coiffure), résultat j’ai repris mes études… et à 30 ans aujourd’hui, j’ai aussi au compteur que des expériences négatives : bore-out dans le public (ils avaient les budgets pour un poste…mais pas le boulot avec!), du burn-out ensuite, avec une ambiance détestable (les gens se couraient après dans le couloir pour se taper dessus…),etc..
    Résultat actuel : je suis assez phobique du monde du travail, et je fais un break pour passer plus de temps avec ma fille de 2 ans, et essaye de reconstruire un projet professionnel.
    Je suis en tout cas ravie de voir que tu as pu dépasser tout ça et que tu t’épanouisses aujourd’hui!
    Des bises!
    Aurore.

  8. Je ressens la même chose . J’ai basé toutes mes études sur l’informatique . Aujourd’hui je suis sur un CDD suivi d’une alternance pour mon bac+3 mais je n’ai pas envie de faire mon alternance au sein de cette boîte mais si je quitte la boîte je ne sais pas si je vais retrouver une alternance…donc je reste même si ça ne me plaît pas . Enfaite-je ne sais même plus ce que je veux faire j’ai été dégoûté de mon métier en quelque sorte…

  9. Merci, quand j’ai lu ton article j’m’y revoit encore…
    Il y a quelques différences mais le sentiment et les conséquences sont les mêmes:
    -trouver un emploi ou (comme c’est le cas en ce moment) un contrat pro est un enfer, je fais un blocage sur la lettre de motivation, j’en pleurs très souvent car la chose qu’on me dis le plus souvent que CV, LM et entretiens, tout est très bien mais qu’il préfère des gens avec plus d’expérience
    -la seule fois où j’ai été en alternance, j’ai rien foutu, pas par envie mais par obligation! personne n’avait les info (qui normalement était obligatoire d’avoir) et ils m’ont fais poireauté le temps de ma formation, du coup j’ai rien fais
    -j’me suis réorientée plusieurs fois mais j’ai toujours fait mes formations jusqu’au bout, du coup je suis très spécialisée en informatique, en communication, en management, en vente et dans l’art….. ben j’me fais quand même jeter
    -je n’ai pas d’expérience mais personne ne m’en donne du coup je ne sais même pas si mes compétences sont applicable
    -rajoute le harcellement moral et sexuelle lors des boulots que j’ai fais
    bref, la je recherche un contrat pro en comm’ et c’est un enfer parceque maintenant j’ai peur des entreprises , j’ai peur du chomage aussi , bref j’ai peur!

  10. Franchement je me reconnais dans tout ton texte…. j’arrive à la fin de mon cursus en alternance, et c’est la même galère, on nous espionne, et on nous interdit de prendre des pauses, on se fait engueuler quand on passe un peu trop de temps au toilette…. BREF la grosse galère. Ca me redonne un peu d’espoir en voyant ton blog, tu as un potentiel de fou, tu as l’air vraiment douée et tout ce qui t’es arrivé ça a du être tellement dur mais tu as quand même réussi, et ça c’est vraiment cool et ça redonne un peu de baume au coeur.
    Et le petit plus qui n’a rien à voir : Tu viens de Strasbourg!!!!! x)

  11. Hello,
    Je suis pas une fille mais je partage ton désarroi…
    Je suis actuellement en Master Marketing et c’est l’horreur : ma seule mission est officiellement de faire du phoning toute la journée parce que je cite « Il n’y a que ça qui fonctionne ». Sauf que pour 30 appels il y en a peut être 2 qui aboutissent et encore.. L’employeur a une obligation de formation mais il ne le respecte pas.
    Je m’octroie parfois le droit d’aller au-delà de mes missions, même si je me fais engueuler.

    Courage, tu n’es pas nulle. C’est juste que 70% des employeurs français sont de sombres crétins qui ne savent pas faire tourner correctement des boîtes.

  12. Très bel article, je me reconnais dans beaucoup de choses et je te rassure que beaucoup vivent la même situation mais n’osent pas en parler. Je pense que l’alternance et un diplôme c’est une très bonne chose mais à quel prix? Mon bien être passe avant c’est le plus important ! J’espère que tu as pu rebondir depuis. Bonne continuation à toi. Stéphanie

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