Ôde à l’enfance en jupe tutu
À la frontière de l’enfance et de la vie d’adulte, je saute de pierre en pierre entre deux âges et m’amuse de la vie d’adulte en l’observant de loin. D’abord enfant, puis désignée femme, à partir de quand on devient grand.e ?
Quand on aime rire fort sous la pluie, faire du vélo sans les jambes, laisser les miettes sur la table, courir en petite culotte dans l’appart’, jouer avec le chat et manger du chocolat. Quand être à l’heure, faire les courses, faire les comptes et compter à rebours ses années d’amour en repassant le linge et ses souvenirs fait partie de nos vies, on ne peut que constater que l’on a grandit.
Et quand grandir par accident, avoir l’air malicieux et aussi peur du monde, quand pédaler le plus vite possible pour dépasser l’amour pendant la course. Paradoxale, fan de Mata Hari, de Jackie Kennedy, mais aussi du kiri, quand de mes années d’enfance je me languis, je vole au gré de mes envies en faisant fi de ce qu’en dira-t-on que l’on me dit.
Parfois naïve et parfois forte, je m’arrête au bord des routes cueillir des fleurs en galopant dans les herbes folles, dans le tumulte, la tulle de ma jupe tutu volant au vent. Liberté exacerbée, volonté de m’élever en restant pourtant bien ancrée, je crée mon monde plus doux pour m’y lover quand les journées ferment leurs volets. Teintée d’une candeur insolante, d’un coup de baguette magique, je couvre ma vie de paillettes et je bulle, dans mon monde de femme-enfant.
Commentaires
3 commentaires
Le look est top , le texte encore plus . Si poétique !
Je viens de découvrir ton blog et ton univers. J’adore !! 😍
Ce lookbook est absolument canon et ton texte également.
Bises,
Clémence – http://www.lyonnaisementvotre.com
Qu’est-ce que c’est joli, dis ! Et qu’est-ce que je m’y retrouve aussi… Une douce mélodie s’est mise à gambader dans mes oreilles quand je lisais tes mots virevoltants de femme-enfant. Ça fait du bien au moral, merci
Tu as une très jolie plume.